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A lire aussi !!! Et après certains dirons que seuls les plombiers... | |
| Message lu 335 fois en provenance de France | |
| Posté par: Pierre | |
| Le: 02-Juin-2008 à 00:20:21 | |
Ps: tiré du 1er projet pilote envoyé au ministère! ASSEMBLEE NATIONALE – SEANCE DU 27 AVRIL 1989 DETECTEURS DE METAUX Discussion d’un projet de loi Page 532, intervention de Monsieur Yves Pillet, La réglementation de l’utilisation de ces appareils doit aussi s’accompagner d’une politique d’information du public. Et c’est pourquoi le projet de loi prévoit que les publicités les concernant doivent rappeler la nécessité d’une autorisation et les sanctions pénales encourues. Une telle disposition apparaît d’autan plus utile que la publicité faite jusqu‘à présent a tendance à valoriser la possible découverte de trésor, en omettant la plus souvent de rappeler que les opérations de fouilles demeurent en tout état de cause soumise à autorisation. [ ] Le directeur des antiquités, chef de circonscription archéologique, personnalité particulièrement qualifiée, appréciera les compétences et la qualification des demandeurs d’autorisation, et des membres d’associations pourront naturellement recevoir l’autorisation d’utiliser des détecteurs de métaux. Page 533, intervention de Monsieur Jean-Paul Fuchs Les archéologues professionnels ne sont pas assez nombreux pour conduire toutes les fouilles qu’il serait nécessaire d’entreprendre et, peut-être, monsieur le ministre, auriez-vous pu profiter de l’occasion qui vous est offerte par l’inscription de ce texte à l’ordre du jour pour assurer la promotion de la coopération entre archéologues professionnels et amateurs. Page 534, intervention de Monsieur Georges Hage, C’est vous dire que l’opinion des députés communistes sur ce projet de loi relatif à l’utilisation des détecteurs de métaux est favorable et que les objectifs qu’il vise nous paraissent louables, puisqu’il s’agit de préserver les vestiges archéologiques et culturels qui ne sont pas encore connus ou inventés et qui constituent une véritable réserve culturelle. L’usage des appareils détecteurs de métaux tend à se répandre pour rechercher ce que l’on appelle un « trésor ». Par ces mots, on entend généralement un trésor monétaire, la presse relatant de temps à autre des découvertes importantes en ce domaine. Je me suis même laissé dire qu’une certaine presse spécialisée concourt à cette recherche, allant même jusqu’à indiquer les terrains propices. Le détecteur de métaux, qu’on appelle également « poêle à frire » sert rarement à son possesseur à rechercher des mines. La baisse importante du prix de cet appareil l’a rendu accessible à beaucoup de personnes qui, aiment l’histoire, mais qui sont le plus souvent en mal d’aventure et peut-être à la recherche d’un pactole. Un marché clandestin de pièces archéologiques s’est en effet organisé petit à petit autour des détecteurs de métaux.[ ] Cependant, s’il est bien vrai qu’un détecteur de métaux peut détruire à tout jamais un site archéologique en permettant d’opérer de façon sélective un prélèvement d’objets métalliques qui auraient permis d’assurer une datation précise, n’oublions pas pour autant que l’essentiel des destructions de sites n’a pas pour cause l’action de ces iconoclastes d’un type nouveau. En France, des sites archéologiques sont quotidiennement détruits, malgré les lois en vigueur. Les premiers des destructeurs, ce sont notamment les promoteurs immobiliers et les sociétés concessionnaires d’autoroutes. C’est ainsi qu’au nom de la rentabilité immobilière, voire de l’intérêt public, des sites importants font seulement l’objet d’une fouille de sauvetage durant laquelle la truelle de l’archéologue est suivie à quelques secondes seulement par la lame d’acier de l’engin de terrassement. Encore s’agit-il ici de sites qui ont fait l’objet d’une prospection et d’une étude archéologiques préalables. Ce n’est pas le pire des cas, car, souvent, les fouilleurs sont tout juste tolérés. On observe la loi au minimum. J’ai cru difficilement à un énorme scandale que la presse a révélé il y a une dizaine d’années : la découverte dans une décharge d’un amphithéâtre gallo-romain en pièces détachées ! C’est vous dire, monsieur le ministre, que nous soutenons ce projet de protection de notre culture et de notre patrimoine. Ce n’est pas sans douleur qu’on voit délibérément sacrifier des pans entiers de celui-ci, et notamment le patrimoine rural. Page 535, intervention de Monsieur Jean-Yves Chamard D’abord, il faudra apaiser les inquiétudes des promeneurs du dimanche qui arpentent les plages à la recherches de pièces de monnaie, en leur précisant bien que ce texte ne les concerne pas. On le fera, mais il faut bien reconnaître que, peu à peu, certains sont allés au delà des plages, au –delà des promenades du dimanche pour essayer de trouver plus et mieux. Et puis la publicité pousse au crime ! Nous connaissons tous ces cas – j’en ai dans mes dossiers – où l’on explique faussement en général – c’est de la publicité mensongère – que l’on peut faire des trouvailles extraordinaires avec un appareil qui ne vaut presque rien. C’est pas cher et ça peut rapporter gros ! Il faut donc légiférer pour combler ce vide juridique – nous sommes tous d’accord et nous allons voter ce projet – mais il faut légiférer avec précaution. Or certaines dispositions de votre texte, monsieur le ministre, me paraissent excessives, alors même que l’exposé des motifs précise clairement qu’il ne concerne pas le brave promeneur du dimanche. C’est pourquoi je soutiendrai tout à l’heure un amendement qui, sans rien changer à la législation prévue, présente différemment les choses. Par ailleurs, il manque à votre projet de loi une dimension que mes collègues ont déjà évoquée : il faut en faire un « plus » pour pousser ceux qui sont vraiment intéressés par la recherche archéologique, mais pas pour leur propre compte, à s’associer, à se regrouper, à se former afin d’être ainsi en mesure d’apporter un précieux concours aux professionnels, aux véritables archéologues. A cet effet, je vous proposerai un article additionnel, qui ne fait d’ailleurs que reprendre partiellement un article du projet de loi relatif aux biens culturels sous-marins, où j’indique que les associations pourront être autorisées, sous certaines conditions, à se servir de détecteurs. N’oublions pas non plus qu’il existe différents types d’appareil, Ceux qui coûtent 600 ou 700 francs doivent sonder à dix ou quinze centimètres, d’autres sans doute dix fois plus chers vont bien au-delà. La loi ne le dit pas. L’arrêté pourrait le dire, mais il est aussi bien de prévoir à l’avance qu’il faudra tenir compte, dans l’autorisation accordée, de la performance technologique de l’appareil. Page 536, réponse de Monsieur Jack Lang Par conséquent, le texte qui vous est soumis est modéré dans sa logique et ne procède pas d’une inspiration répressive. Naturellement, il pose des bornes, il prévoit des limites, puisqu’il vise à empêcher l’utilisation irresponsable de matériel destructeur de la mémoire collective. Cela dit, il ne vise pas seulement – je tiens à apporter quelques apaisements à Monsieur Fuchs – à empêcher et éventuellement à sanctionner ; il comporte aussi des dispositions sur la prévention, notamment sous la forme d’informations. L’acheteur de ce matériel recevra, au moyen d’une notice, des indications claires et précises sur les règles relatives à son utilisation, aux découvertes, aux fouilles, et sur les sanctions encourues pour infraction à ces règles. La publicité concernant les détecteurs de métaux devrait, en outre, dispenser la même information. Il faudra y veiller scrupuleusement. Le ministère de la culture s’emploiera à obtenir des fabricants le respect de cette déontologie. Monsieur Fuchs, le texte ne vise pas les bénévoles. Il s’agit, en fait, d’empêcher les dégâts opérés par certains individus, souvent organisés en bandes, très équipés et très informés. Certes des bénévoles pourront être mis en cause, mais nous visons principalement ceux qui, sciemment et de façon organisée, entreprennent le destruction du patrimoine national. Je souhaite comme vous, monsieur le député, aider les sociétés de bénévoles véritables et leur permettre de mieux collaborer avec les spécialistes de l’archéologie. Le dispositif d’information prévu dans le texte pourra y contribuer, mais cela ne suffira pas. Il faudra notamment mener une campagne d’information. Souvenez-vous de celle qui, il y a quatre ou cinq ans, avais permis d’aiguiser la conscience du grand public. Il conviendra de reprendre ce genre d’action nationale pour mettre en garde les gens de bonne foi. ASSEMBLEE NATIONALE N° 536 - PROJET DE LOI relatif à l’utilisation des détecteurs de métaux LA PROTECTION DU PATRIMOINE ACHEOLOGIQUE EST INCONCILIABLE AVEC LE DEVELOPPEMENT DE L’UTILISATION DES DETECTEURS DE METAUX B- Le développement de l’utilisation des détecteurs de métaux doit être endigué Ces matériels sont d’une utilisation simple, maniable n’exigeant pas de connaissances techniques préalables. Leur coût se situe entre 500 F, pour les appareils les plus sommaires, et 4000 F et plus, pour les plus sophistiqués Il en existerait environ 60 000 en France, et les ventes atteindraient le nombre de 2 000 par an. Les détecteurs d’usage courant ne sont pas très puissants mais peuvent cependant atteindre des profondeurs d’une cinquantaine de mètres, et même d’avantage, si l’objet est gros et métallique. SENAT SEANCE du 19 Octobre 1989 DETECTEURS DE METAUX: Adoption d’un Projet de loi Page 2647 Monsieur Michel MIROUDOT: Je voudrais avant d’aborder le fond, souligner que le Sénat s’est très tôt occupé de cette atteinte portée au patrimoine archéologique. En 1981, puis en 1984, notre collègue Marc BOEUF a déposé deux propositions de loi visant à interdire l’acquisition des détecteurs de métaux et à en réserver l’utilisation aux seules personnes titulaires d’une autorisation. Page 2648 Monsieur Michel MIROUDOT: Premièrement, le projet de loi soumet à autorisation administrative l’utilisation des détecteurs de métaux aux fins de recherche archéologique— j’insiste bien sur ce point. En subordonnant l’autorisation administrative |
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